Les pucerons présentés dans cet article n’ont pas été identifiés avec certitude, n’hésitez pas à nous contacter si vous en êtes en mesure de les identifier ou d’apporter une correction.

Les fourmis apprécient les pucerons qui fournissent un miellat (déjections) riche en sucres. C’est pour cela que l’on peut souvent observer dans la nature des fourmis autour d’un groupe de pucerons ou de cochenilles sur une plante.
Les orties n’échappent pas aux pucerons, pour le plus grand plaisir de ces fourmis du genre Lasius (et au grand malheur du photographe résigné).

Macrophotographie de fourmis sur pucerons des orties.

L’association fourmi/puceron n’est pas obligatoire, les pucerons ne dépendent pas des fourmis, et les fourmis ont d’autres sources de nourritures que les pucerons. Certaines espèces de fourmis n’élèvent pas de pucerons. Donc vous pouvez trouver dans votre jardin, des fourmis sans pucerons et des pucerons sans fourmis.

Il est aussi important de savoir que certaines espèces de pucerons se font manger par les fourmis, il s’agit d’espèces de pucerons qui rejettent le miellat loin d’eux, pour éviter un développement de bactéries et champignons (la fumagine par exemple). Les fourmis les dévorent donc comme n’importe quel autre insecte sans défense qu’elles croiseraient.

Si on reproche souvent aux fourmis de protéger les pucerons, il faut savoir qu’elles en mangent aussi une partie, et que tous les autres insectes et mangeurs de pucerons divers ne sont pas forcément bloqués par les fourmis. Observez quelques instants dans votre jardin les réaction des coccinelles , larves etc, parfois, les fourmis ne réagissent pas ou peu, ou alors la coccinelle revient quelques minutes après [1].

Il y a aussi d’autres prédateurs des pucerons contre lesquels les fourmis ne peuvent rien faire : les guêpes solitaires. On se posant seulement quelques instants, elles arrivent parfois à tuer un pucerons, pareil pour certaines mouches. Ces insectes pondent en effet leurs oeufs dans les pucerons.

Pour les jardiniers, les fourmis sont plutôt utiles, certaines plantes ont même développé des nectaires extrafloraux [2], dans le but d’attirer les fourmis sur l’arbre.

Macrophotographies de fourmis et pucerons sur un jeune érable :

Macrophotographie de pucerons et fourmis sur un noyer :

On peut observer des fourmis en train de réaliser une trophallaxie : les fourmis stockent le miellat dans leur jabot social, puis le régurgitent pour le partager avec les autres ouvrières. Elles échanges ainsi des informations sur la source de nourriture, ou équilibrent le miellat prélevé.

Ces pucerons du noyer sont de l’espèce Callaphis juglandis.

Sur des ronces et sous la surveillance de la fourmi Lasius fuliginosus, fourmis qui sont connues d’ailleurs pour les colonnes impressionnantes qu’elles forment jusqu’aux plantes recouvertes de pucerons :

Ces fourmis sentent la citronnelle, ce qui permet de les identifier facilement.

Des fourmis et des pucerons sous la terre ! Macrophotographie d’une fourmi Lasius flavus récoltant du miellat de pucerons de racines, qui vivent sous les dalles et pierres ou dans les galeries des fourmis, fixés sur les racines des herbes...

Quelques photos (extraites d’une vidéo [3], d’où la mauvaise qualité) en pleine nature de cette ouvrière Myrmica cf ruginodis, sur de jeunes pucerons qui apprécient apparemment les ronces. Peu de miellat ce jour là, mais nous avons quand même réussit à prendre les clichés aux moments (avant/pendant/après) la récolte du miellat.
Une petite photo de la fourmi qui surveille les pucerons :

La fourmi a repéré la goutte de miellat :

Elle s’en approche :

Et c’est déjà terminé :

